Errances altiplaniques en Amérique du Sud

22/07 au 26/07... chut, c est un secret

02:09, 30/07/2007 .. 1 commentaires .. Lien

Hier soir, la fete battait son plein a l auberge. Roberto celebrait les deux ans de son hotel. Pour l occasion, il avait prepare un enieme barbecue et avait convie deux DJ de la ville pour la musique.

Delph, Sandrine et Frankie m ont abandonne rapidement pour aller dormir, berces au rythme de la techno, cette petite musique de chambre douce et reposante. Il ne restait plus que des chiliens, un anglais completement bourre et Maria Teresa et Elizabeth, deux jeunes peruviennes adorables, deux rayons de soleil qui travaillent a l hotel et qui illuminent de leur sourire nos journees. Nous avons danse ensemble un moment... puis, fatiguee, je suis allee me coucher a mon tour.

Ce matin, le 22 juillet, il est difficile de s extirper du lit... les yeux cernes et le corps fatigue apres 6 jours de fiestas et de rhum, reprendre la vie de nomade avec Del et Frankie qui nous ont bien rejoint a Arica ne se fait pas aussi aisement qu on ne l imagine. J ai du mal a changer d univers brusquement.

Pourtant, notre superbe 4X4 blanc nous attend devant la porte... Bravo Laure et tes contradictions, l ecologie en 4X4, y a pas mieux... enfin, on ne peut pas etre parfaite. Honteuse mais heureuse, nous prenons la route... quittons Arica, sa banlieue sordide, traversons les immensites desertiques qui cernent la ville... (qui a eu l idee d implanter une ville dans un endroit si aride?), prenons de l altitude rapidement pour atteindre les 3500 m a Putre, un petit village qui sert de point de depart pour les excursions dans le Parc National de Lauca.

Le bruit du silence rompt etrangement avec les nombreuses decibels que nous avons ingurgitees pendant les jours precedents. Ce silence, envoutant, fait presque peur apres l agitation de l auberge. Il faut se reacclimater aux grands espaces, a la solitude, a la nature.

Petite soiree tranquille dans un resto ou les francais semblent s etre donne rendez vous. Etonnament, nos compatriotes sont les plus nombreux dans ce village isole alors que nous en avons rencontre peu depuis le debut du voyage,

Au resto, Delphine nous fait une petite frayeur pendant le repas. Chute de tension ou mal de l altitude, elle manque de s evanouir dans le resto. Un infirmier francais vient lui prendre le pouls. PLus de peur que de mal, elle recouvre tres vite ses esprits et finit sa truite succulente.

 23/07: lago Chungra

Depart tardif pour le lago CHungara qu est selon certains bouquins le plus haut lac du monde. Realite ? Ou intox pour attirer le touriste? Peu importe, il parait que le paysage est somptueux.

Pour s y rendre, il suffit d emprunter la route qui mene en Bolivie. On croise pas mal de camioneurs qui font le transit entre les deux pays mais peu de touristes.

Petite pause au village de Parinacota afin de prendre un mate de coca pour s acclimater lentement a l altitude. Ce village paume semble ne pas avoir bouge depuis des millenaires. Pourtant, quelques groupes de touristes s y arretent afin de voir l eglise typique, Le soleil rechauffe nos vieux os et on sirote une tisane locale que nous a prepare un vieux papi adorable. Seules quelques familles vivent encore dans ce village mais elles sont souvent obligees de s absenter pour aller faire les courses a la ville la plus proche, cest a dire a Arica qui est a + de 200km. Ici, la terre est aride et pas grand chose ne doit pousser sous de telles altitudes.

On poursuit la route jusqu a ce que le lac s offre a nous dans toute sa splendeur... AU pied du volcan Parinacota et de son jumeau le Sajama, il etincelle de 1000 lumieres. On mesure notre chance d etre seul au monde a profiter de ce spectacle indecent. On pique niquera face a ce panorama d exception.

On poursuit notre chemin jusqu a la frontiere bolivienne... les montagnes en face de nous appartiennent deja a cet autre pays andin... puisque les hommes en ont decide ainsi.

On prend notre temps pour le chemin du retour jusqu a Putre... au fur et a mesure que le jour disparait, le froid augmente. Les maths, ici, repondent a une realite.

On s arrete dans la station d essence du village... qui n en est pas vraiment une. Un jeune nous syphonne de la gasolina 93 dans des bidons pour la transvaser dans notre 4X4. Il nous dit aussi que le plein ne suffira pas pour faire le tour que l on souhaite faire et qu il vaut mieux prendre une jerricane supplementaire pour ne pas se retrouver en panne au milieu de la pampa. On lui fait confiance. Seul probleme: il est interdit de transporter de lessence dans une voiture fermee. Si la police nous arrete, on fera comme si on ne savait pas.

Soiree tranquille a deguster de l alpaca dans un resto qui passe en boucle de la musique des 80´s. On plonge dans notre passe, dans notre jeunesse, enfin surtout pour Delphine et moi. Quelle rigolade de voir les looks ringards des chanteurs de cette epoque. Par contre, les filles avaient des silhouettes normales, c est a dire non maladives... avec des formes, des vraies.

 24/07: Parc National de Surire

On doit partir tot ce matin...a 11h, on est pret,

L aventure devrait commencer aujourd hui car nous quittons les routes asphaltees pour emprunter des pistes. Comme seul plan, nous avons une esquisse de carte qui ne ressemble pas a grand chose. D apres nos lectures sur internet, on a cru comprendre que les routes n etaient pas forcement tres bien indiquees. Le debut de l itineraire est bien balise... ce qui est rassurant. Nous sommes seuls au coeur de l altiplano... pourquoi est ce toujours plus agreable de profiter d un endroit lorsqu il n y a personne d autres? Nous croisons tout de meme quelques camions qui transportent on ne sait trop quelles marchandises. Un camioneur que l on prend en stop (Dans ces immensites, l entraide s impose) nous explique qu il s agit de borax.

A midi, nous faisons halte dans l un de ces villages fantome qui ponctuent la route on ne vivent que quelques familles. Comment peut on survivre dans des endroits aussi austeres et aussi rudes? Surement par fatalisme?

Le gardien du parc de Guallatire nous remercie de notre visite. Il ne doit pas croiser beaucoup de touristes. Comment ce Parc National pourtant si esthetique n est il pas plus frequente? Pourquoi n est il pas plus connu alors que les paysages y sont splendides? Ce ne sont que defiles de montagnes, rivieres, lamas et alpacas, qui s entremelent sans que personne n en soit spectateur... Gardons ce secret pour que ce lieu preserve du tourisme de masse garde sa magie.

Il nous reste encore une 50aine de kilometre a parcourir avant d atteindre notre refuge qui se situe au bord du salar de Surire.

Lorsque nous decouvrons le refuge, nous restons beats devant la beaute de ce site... absolument inoui, inattendu.

Nous avions peur de ne pas avoir de place malgre les reservations que nous avions faites. A notre surprise, nous sommes seuls au refuge. Le pied total.

Avant que le soleil ne se couche, nous decidons de partir aux thermes de Pollequere qui se trouvent, a en croire le Guide du routard dans un cadre exceptionnel. Trompes par la signalisation, nous mettons du temps a decouvrir ces bains bouillonants au coeur du salar lui meme. La fumee s eleve au dessus de la blancheur virginale du Salar. L air froid contraste avec les eaux brulantes. Frankie et Sand, courageux osent le plongeon dans ces eaux sulfureuses... au risque de s ebouillanter tellement elles sont chaudes. Leur danse de sioux nous montre a quel point l eau est brulante. Sandrine trouve enfin un coin a une temperature supportable... elle s installe... dans ce decor irreel... prenant un bain de soleil a 4000 m d altitude en maillot de bain et bonnet peruvien.

Retour dans notre nid douillet, ce refuge coquet qui nous accueille avec son feu de cheminee.

Plat de pates que nous partageons avec le gardien du parc... il ne doit pas voir passer beaucoup de monde. Il faut aimer cette vie solitaire.

25/07: Parc National d Isluga

Avec une certaine nostalgie, nous quittons ce refuge enchanteur.

 


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Ah si notre nenetTE avait été là...

01:58, 4/08/2007 .. Publié par lacommunautedu21
Bonjour,

Vous allez sûrement être étonné de recevoir ce message… alors autant donner des explications tout de suite !
Voilà notre histoire : nous sommes une bande de copains qui avons été animateurs de camps de vacances en France et à l’étranger. Aujourd’hui, un peu plus âgés (!), nous avons une idée : lancer notre mascotte, NenetTE, autour de la planèTE !
L’idée est de créer des illustrations de notre mascotte et de les imprimer sur des tee-shirts... car à l’avenir il s’agira de toujours amener Nenette avec soi, en week-end, en vacances… ! Voilà comment on espère la voir commencer par un tour de France et plus tard par un tour du monde !
Sans trop de moyens pour faire connaître notre idée... on nous a proposé de s'essayer aux blogs de voyages (par rapport à notre idée bien sûr !) !
Alors on s’est jeté à l’eau. On a tapé « blogs de voyages » sur Google, on a eu connaissance DU blog (c’est beau le progrès !)… et l’histoire a démarré…
Vous aurez donc compris que l’on a besoin de vous, fan de voyages : si vous avez un petit moment, merci de faire un tour sur notre blog (http://lacommunautedu21.uniterre.com)
et de nous donner votre avis, vos remarques, vos idées sur notre idée.
Merci d’avance… on aura besoin de tous les fans de voyages pour envoyer nenetTe autour de la planèTE !
Dernière chose : en allant sur le blog vous aurez bien sûr un peu plus d’informations (voir l’album NenetTE autour de la planèTE)
Nous comptons sur vous… possible Ambassadeur de notre nenetTE aux 4 coins de la planèTE ! Vive the FRENCH nenET all around the planET… en tout cas cela aurait été le cas dans les altiplanos !
A bientot...


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