Errances altiplaniques en Amérique du Sud

Vilcabamba, la vallee des centenaires

07:52, 8/08/2008 .. 3 commentaires .. Lien

Nous voici depuis quelques jours a Vilcabamba, ce petit village repute pour heberger les centenaires.

On a beau les chercher, on n en a pas vu beaucoup. Ou sont ils caches? Un seul etait assis sur sa chaise a l exterieur de sa maisonnette. Serait il le dernier survivant? Les autres ont ils migre? Serait ce donc un mythe? Est ce pour faire venir les touristes dans ce bled ou il n y a rien de special, hormis les plaines qui verdoient et les fleurs qui rougeoient?

Une chose est sure : l endroit est reposant, calme. Donc, j imagine que la meilleure recette pour devenir vieux : c est "NO STRESS". Je sens qu en Europe, notre esperance de vie va vite baisser avec les doses de stress qu on s octroie chaque jour.

Ici, on a donc suivi les recommandations locales. Pas trop vite le matin, pas trop vite a midi et dodo a 20h.

Le mercredi, je suis passee du lit, au hamac. J en ai profite pour regarder un DVD. Quelle activite... mais ca fait du bien parfois de ne rien faire.

Repas copieux avec jus de fruits delicieux (il y en a pour tous les gouts: fraises, bananes, mures, ananas, tomate d arbres, babaco, papaye, orange, naranjilla, ...)

L Equateur est un petit pays qui presente l avantage de presenter tous les types de climats sur son territoire. Il en resulte une grande variete de fruits et legumes.

L endroit est aussi repute pour les massages. On a essaye. C est plutot agreable. Apres, je suis tellement fatiguee, videe que je n ai qu une envie : aller me coucher.

On essaye quand meme de faire une petite balade dans la region et decouvrant une petite reserve sympa avec vegetation tropicale que nous explorons a notre rythme.

Demain, nous repartons pour la ville : Cuenca.

 

 

 

 




Communaute indigene de Cuenca

11:14, 2/08/2008 .. 3 commentaires .. Lien

Aujourd hui, je suis allee visiter une nouvelle communaute indigene pour comprendre chaque jour un peu plus ces peuples andins et leur sagesse millenaire.

A 9h, Alfonso notre guide nous attend a Cuenca pour nous emmener dans son village, sa communaute et nous faire partager sa culture, ses traditions qui me fascinent chaque fois un peu plus.

Premier choc en arrivant dans son village : c est de voir tant de maisons si majestueuses. Il nous explique qu il s agit des maisons construites par les familles dse migrants. En effet, combien d equatoriens vivent dans des conditions merdiques dans nos pays occidentaux pour pouvoir envoyer le peu d argent qu ils gagnent a leur famille et leur faire croire qu ils ont reussi en partant vivre a l etranger. Bien sur, les USA peuvent apparaitre un el dorado pour les equatoriens quand ils voient l argent envoye. Mais au prix de combien d humiliations subies, au prix de combien de sacrifices, au prix de quelles conditions de vie?

Alfonso nous explique donc son projet de tourisme communautaire qui est une specificite de l Equateur. L accueil de tourisme leur permet de rester au pays mais aussi d ameliorer les conditions sanitaires des enfants.

En guise de bienvenue,il nous offre le canelazo qui est le grog local, super tonifiant a 9h du mat. Puis un petit dejeuner local: le mote (mais a l eau) avec des oeufs.

En premier lieu, il nous presente toutes les plantes medicinales qu ils utilisent encore pour se soigner. Il y en a pour tout : le stress, les reins, le foie... mais aussi pour les femmes enceintes. Ilexplique que desormais les femmes vont a l hopital et que lorsque le bebe se presente mal, les medecins font une cesarienne. Auparavant,ils secouaient les femmes et donnaient des plantes pour que le bebe prenne la bonne position.

Il explique que leur plantes medicinales ne sont pas seulement des calmants comme nos medicaments traditionnels mais soignent en profondeur.

Il nous montre les limites du territoire Cañari qui s etend sur 10000km2. Au loin, on apercoit un point blanc : Il nous precse que Condamine etait venu en 1736 avec toute son equipe pour chercher la ligne qui separait la terre en deux (l Equateur). Ils ont mis avec tous les instruments 10 ans a la trouver alors que les incas l avaient trouve bien avant eux et de maniere bien plus precise, seulement en observant la nature.

Alfonso nous parle de "ses amis espagnols" qui sont arrives en Amerique Latine avec leur bible dans laquelle il etait ecrit : ne pas tuer, ne pas voler... ce qu ils n ont bien sur pas respecter puisqu ils ont tue des milliers de personnes et voler tout leur territoire pour faire esclave les survivants de leur massacre. Il nous raconte l histoire de son pere qui etait Peon et qui travaillait pour un descendant d espagnol et qui a ete exploite toute sa vie. Il travaillait tous les jours dans les champs produisant du ble, dse cereales, du lait. Le patron l emportait sur les marches pour les vendre et eux n avaient pas le droit de prendre un verre de lait, un peu de ble: ils travaillaient juste pour enrichir les patrons.

Les peones devaient embrasser les mains des patrons sinon ils les traitaient d indiens mal eleves (j avais deja explique que le terme d indien est tres pejoratif) en leur promettant que Dieu les punira.

Lui a vu son pere etre esclave sur son propre territoire, sur leur propre terre qu on leur avait derobe.

Il y a 35 ans, une reforme agraire a eu lieu et le gouvernement a demande aux patrons de redistribuer les terres a chaque peones. Bien sur, les patrons n etaient pas d accord (cf. discours du proprietaire du ranch dans lequel je suis allee qui pleurait pour ces terres perdues: avoir els deux versions en peu de tempspermet d etre clairvoyant). Ils ont voulu vendre leur terre aux indigenes qui biens sur n avaient pas d argent. Les peones ont donc migre dans les plantations de bananes pour travailler et gagner un peu d argent. Alfonso dit avoir travailler dur pour pouvoir s acheter aujourd hui la terre de ces ancestres et vivre dans son territoire cañar et ainsi, pouvoir aider sa communaute et permettre a son peuple de se developper. Les catholiques disent qu on ne doit adorer que Dieu. Eux, par la force des choses, sont devenus catholiques mais continue a adorer la nature et lui rendre hommage car c est elle qui nous nourrit, qui nous permet de vivre.

Ils vouent un veritable culte a la madre tierre, la pachamama et font frequemment des offrandes pour la remercier.

A ce titre, on a eu droit a une seance de purification pour se faire pardonner d abimer la terre mere en utilisant ses ressources. Avec un baton d encens et une petite incantation, on a pu ainsi expier nos fautes.

Nous avons aussi recu l energie de la terre merre, en prenant une position , genre yogi et respirant profondement en se tournant vers les 4 points cardinaux.j ai l impression que beaucoup de rituels dans le monde se ressemble mais sont exprimes de differentes manieres. Les etres humains sont finalement plus proches qu ils ne l imaginent.

Meme cette petite excursion presente un aspect tres folklorique pour les touristes, leur croyance est reelle et leur foi intangible.

Alfonso nous parle ensuite du rechauffement climatique qui n est qu une consequence logique des actions des hommes et du manque de respect qu on a eu envers la nature. Si l homme n avait pas detruit la vegetation, la couche d ozone n aurait pas ete detruite. Il continue en disant que , en detruisant la nature, la pachamama se met en colere et nous subissons chaque jour les consequences de nos actes (hurrican aux USA, tsunami, ... ne sont que les manifestations de notre irrespect envers la nature).

Il dit que dans 50 ans Cuenca manquera d eau et que , comme beaucoup d autres le predisent, la prochaine guerre mondiale sera la guerre de l eau puisque nous aurons epuise toutes nos ressources.

Pour eux , le tourisme est finalement plus un pretexte pour faire passer leur message et pour nous faire comprendre l importance de conserver la biodiversite mondiale.

Il insiste sur le fait que malgre les nombreuses religions qu on peut tous avoir quelque soit notre culture , malgre les nombreux dieux que l on peut avoir, on continue a detruire nos ressources, notre patrimoine.

Son travail, sa mission c est de faire partager ses traditions, ses croyances, le message des cañaris a la terre entiere : cuidemos nuestra naturelaza (protegeons notre terre)!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Son message est touchant de sincerite et de foi.

A l heure actuelle, combien de peones y a t il encore sur terre? Combien de pauvres travaillent pour les riches que nous sommes? Beaucoup , beaucoup trop.

PS : Au fait, dans le prochain numero d Ushuaia, il y aura un article sur la communaute de Chilcapamba (celle ou je vais tout le temps ) alors pensez a l acheter.




Cuenca

12:37, 30/07/2008 .. 0 commentaires .. Lien

Lundi 28/07 : Bus jusqu a Cuenca: le trajet est long. 6h +1h de bonus car on se retrouve bloque pendant une heure sur la route a cause de travaux. Ils refont la route.

Il aura fallu attendre mon quatrieme voyage pour que je decouvre Cuenca, cette ville coloniale qui appartient au patrimoine mondial de l UNESCO et qui est l une des plus belles villes d Amerique du Sud.

Mardi 29/07 : Au programme de la journee, visite de l usine de panama. En effet, comme son nom l indique, le fameux chapeau porte par les stars du monde entier et qui s appelle le panama est fait en Equateur, a Cuenca. Son nom vient du fait que de nombreuses personnes le portaient au moment de la construction du canal de panama pour se proteger de la chaleur. Dans l usine, il nous explique le processus de confection : la base qui servira a confectionne les chapeaux est elaboree sur la cote de l Equateur a partir de la "paja toquilla", une sorte de palmier sans tronc. Les femmes tressent a la main les fibres de cette plante.

Ensuite, les chapeaux non termines sont envoyes dans les usines de Cuenca ou les finitions vont etre faites. Blanchissage, modelage... et vente . Les prix vont de 15 euros pour les tressages les plus grossiers a plus de 700 dollars.

J ai failli craquer mais n en ai pas acheter.

Apres midi : Musee del banco central. Ce musee presente les differents groupes ethniques de l Equateur. Je realise en parcourant les salles de ce musee que je ne connais toujours pas ce petit pays apres 4 voyages. Je ne connais qu une seule facette de l Equateur : la region d Otavalo.

Dans chaque region de ce pays, les personnes possedent leur propre tradition, leur propre tenue vestimentaire. A Cuenca, je decouvre encore de nouvelles tenues : jupes de couleurs pour les femmes avec le panama.

Mercredi 30/07 : Parc National de Cajas

Tot le matin, nous partons pour le Parc National de Cajas. Nous nous faisons poser a l entree juste apres la barriere. Ce matin, les gardes doivent encore dormir. Personne ne nous reclame les 10 dollars pour l acces au Parc.

Nous ne savons trop quel chemin suivre car nous n avons aucune carte avec nous. Nous suivons pendant quelques instants la nationale qui traverse le parc et qui est assez frequente puisqu il s agit de la route qui relie Cuenca (la 3eme ville du pays) a Guayaquil (premiere ville du pays en nombre d habitants). Quand nous en avons marre de respirer les pots d echappement, nous prenons un petit chemin sur notre droite qui ressemble plus a chemin de randonnee. Nous esperons qu il nous menera aux nombreux lacs qui sont senses se trouver dans ce parc. Il parait qu il en existerait plus de 200. A pres une heure et demie de marche, nous pouvons enfin voir le premier lac: tout est calme. Nous rencontrons seulement trois pecheurs a cette heure de la journee. Avec l altitude, nous n avancons pas tres vite car le Parc se situe a une moyenne de 4000 m d altitude et le souffle est court. De plus, derriere chaque butte, se cache une autre butte. Finalement, au bout de deux heures et demie de marche, nous apercevons un refuge et deux gardes qui marchent dans notre direction. Nous n echapperons pas au 10 dollars de taxe. lorsque nous payons, nous avons droit a un plan du Parc. Mais c est un peu tard, car nous avons fini notre marche. En effet, il existe de nombreux autres lacs mais qui se cachent derriere et qui sont accessibles apres de nombreuses heures de marche. Le garde nous deconseille dy aller vu les conditions meteorologiques (beaucoup de brouillard). De toute maniere, ce n etait pas notre intention.




Laguna Quilotoa

12:07, 30/07/2008 .. 2 commentaires .. Lien

Rapide resume de ces quelques jours qui viennent de passer... je detaillerai demain.

 Mercredi 22/07: Latacunga: On loge dans un hotel tenue par une palestinienne tres accueillante et chaleureuse. Dans la nuit, elle a ressenti un tremblement de terre. c est etrange, j avais eu un pressentiment la veille. Je suis inquiete car cela me rappelle le pressentiment de l an passe qui s etait revele veridique et qui avait detruit une ville entiere du Perou: Deviendrai je superstitieuse?

Jeudi 23/07:

  • Marche de Saquisili indigenes. Tous les gens viennent des villages alentours pour vendre leur production locale. Touristes et equatoriens s y cotoient. Les femmes n aiment pas etre photographiees et lancent des haricots, des oignons pour ne pas etre prises en photo.
  • Dans le bus, une femme m a ejecte de ma place. ici, les touristes ne sont pas toujours les bienvenus. On est loin de l ambiance detendue et chaleureuse d Otavalo. La bas, tout est harmonieux. A peine partie que j ai deja envie d y retourner?
  • Depart pour Tigua, un petit village tres etendu: Le bus nous pose au milieu de nulle part. Je pense que seule, je ne me serai pas arrete a cet endroit. Voyager a deux permet de faire plus de choses. On loge dans un ranch tres agreable. Les proprios se sont convertis au tourisme il y a quelques annees. A croire que ca marche mieux que la production laitiere. En effet, avec la dollarisation, le prix du lait avait baisse et ils avaient du mal a vivre de leur production. Le touriste est la nouvelle vache a lait locale... et ca marche bien. On en redemande encore. Ambiance rustique et chaleureuse. On se regroupe tous autour du poele pour se rechauffer. Dehors, il fait sacrement froid. Le vent souffle fort.

 Vendredi 24/07: Laguna quilotoa

  • La laguna quilotoa est un lac de cratere qui se trouve a environ 3800 metres d altitude. Ses eaux turquoises changent de couleur au gre du vent qui souffle fort. On peut en faire le tour a pied ou descendre au bord de l eau. On ne choisit ni l une, ni l autre option mais un peu des deux... un peu a gauche, un peu a droite, un peu en haut, un peu en bas, mais toujours tranquillement.
  • Sur le chemin du retour, on s arrete dans une galerie de peinture a Tigua. C est incroyable, ce village est minuscule et pourtant, il y a de nombreux artistes.... peinture naive, tres coloree representant des scenes de la vie locale. En entrant dans la galerie, je realise que je m y etais deja arretee l an passe, lorsque j avais fait une excursion pour aller jusqu a la lagune. Mais, comme on avait enchaine tout tres vite, je ne m en etais pas rappele. 
  • Nouvelle soiree dans le ranch. Petite bouteille de rouge pour agrementer la bouffe bio delicieuse. 

Samedi 25/07: Ecolodge de reve a Chugchilan

  •  On s arrete a Zumbahua au marche. Depart pour Chugchilan: nos indications concernant nos horaires de bus sont hasardeuses. On demande a 10 personnes. On a 10 avis differents. On sait juste qu il y a un bus qui part entre 12h et 15h: quelle precision.
  • En general, les gens font le tour de la lagune Quilotoa en faisant une ou plusieurs haltes dans les petits villages en suivant un ordre logique, en suivant les aiguilles d une montre. Comme ma preoccupation principale est de ne pas porter de sac a dos lourd, je prefere faire des allers retours en bus et laisser mes affaires a un endroit. On decide donc de partir a Chugchilan pour une seule nuit en laissant nos affaires a Tigua ce qui nous obligera a revenir sur nos pas. Qu importe. On ne voit jamais deux fois la meme chose. La route pour se rendre a Chugchilan ne merite pas le nom de route. C est une piste tres poussiereuse qui tourne et retourne en essayant de s accrocher au relief comme elle peut. Les paysages son sauvages et desoles. Les gens descendent du bus avant le terminus. On se demande ou ils peuven bien aller. Apres deux a trois heures a etre secouees dans tous les sens, on arrive enfin dans le petit village de Chugchilan. On se la joue bourge et on decide de prendre l hotel le plus cher du coin car la description qui en est faite dans le guide est allechante: auberge avec vue superbe sur la vallee, ecolodge avec bouffe bio, toilettes seches, ... Le lieu tient ses promesses. Pour payer moins cher, on choisit de dormir en dortoir de 10 personnes. En fait, les lits sont repartis sur 3 etages et comme on est arrivees les premieres, on a pu choisir la meilleure place, c est a dire tout au sommet avec vue sur les etoiles et sur toute la vallee. Un petit paradis, exactement le genre d auberge que je reve de tenir un jour. Le top revenant quand meme au WC: a l interieur, un petit jardin agremente les lieux et une immense baie vitree permet d observer le paysage afin de s occuper. Les repas sont bio et vegetariens et excellents. Seul inconvenient : on ne se sent pas en Equateur.
  • Je resterai bien plusieurs jours dans cette auberge. Mais les bus sont rares et seul le dimanche on a une chance de repartir sans se lever a 3 heures du mat donc on ne passe qu une nuit dans cette auberge de luxe.

Dimanche 26/07: Retour a Tigua et poursuite vers Riobamba

  • On est sense prendre le bus de 10h. Quand on arrive sur la place vers 9h30, des dizaines de personnes attendent deja. En fait, le bus de 9h n est pas passe. On prendre tous le meme bus. Quand il arrive, il est plein. Heureusement, les gens descendent et on arrive a se trouver une place assise ce qui nous evitera de rester 3heures debout.
  • On s arrete a tigua recuperer nos affaires et on en profite pour faire une pause casse croute et manger les tonnes de fruits qu on a achete au marche jeudi. En fait, les gens nous vendaient des fruits pour un dollar a chaque fois : on s est donc retrouve avec des tonnes de mandarines, d oranges, de carottes, de melon qu il a fallu trimballer pendant tous ces jours. Lorsqu on demande a quelle heure passe le bus, on nous repond qu apres midi, il n y en a presque plus le dimanche voir pas du tout. Ce n etait pas dans nos programmes. On tente quand meme notre chance au bord de la route en attendant qu un bus veuille bien passer. Rien. Au bout d un moment on fait signe aux voitures qui passent jusqu a ce qu une veuille bien s arreter. On monte donc a l arriere d un pick up qui veut bien nous ramener jusqu a Latacunga, Mais en cours de route il change d avis et nous pose dans un village. heureusement, les bus sont plus frequents et on arrive a se faire ramener a bon port. La journee de transport n est pas finie. Il ne nous reste plus qu a sauter dans le premier bus qui veut bien nous amener a Riobamba.
  • On arrive a Riobamba vers 17h. La ville est quasi deserte: tous les magasins sont fermes car on est dimanche. Seule attraction : le volcan Tungurahua qui crache un immense nuage de fumee pas tres loin. Le soir, on le verra aux infos. Mieux vaut ne pas trainer.

 




News en vrac

12:37, 24/07/2008 .. 2 commentaires .. Lien

Deja plus d une semaine que je suis en Equateur et je n ai pas encore eu le temps d ecrire.

Les journees sont passees a une allure folle.

En resume:

  • une journee a quito avec au programme un petit cine en sachant qu apres je n aurai pas l occasion de m offrir ce petit plaisir... la vida en rosa... ca vous dit quelque chose?
  • deux jours a chilcapamba ou j ai retrouve avec plaisir la famille d Alfonso
  • retour a quito pour aller chercher suk a l aeroport qui arrivait tout droit de new york
  • de nouveau trois jours a chilcapamba pour faire partager a suk des moments de simplicite dans cette communaute
  • Balade a Laguna Cuicocha avec Suk, Olimpia, et les enfants. Olimpia nous explique que rituellement, chaque annee, les gens de la communaute viennent se baigner dans la laguna lors de l Inti Raimi. Cette fete est importante pour les populations indigenes. C est la fete du soleil. Ils viennent donc se purifier dans la laguna et le chaman participe a ce rite de purification en utilisant des herbes medicinales. La connaissance des plantes est transmise oralement, de generation en generation.
  • depart pour Latacunga qui nous servira de point de depart pour aller a la laguna quilotoa. L an passe, j en avais fait le tour en une journee avec une excursion. Cette fois, on va y rester une petite semaine afin de profiter de ces paysages sauvages.

 Impressions:

  • Les personnes en Equateur sont faciles d acces et notamment les femmes ce qui est rare en voyage. En general, ce sont plutot les hommes qui nous abordent. Mais ici, les femmes sont curieuses et discutent aisement quand on prend le temps.
    L avantage, c est que ce sont des rencontres desinteressees, juste pour le plaisir d echanger. Dans le bus, j ai rencontre une femme qui voulait me faire visiter la ville, quito et les environs. Elle etait juste contente de pouvoir parler anglais, de pouvoir pratiquer.
  • Les equatoriens, comme un peu partout dans le monde a l heure actuelle, voient leur pouvoir d achat baisser. Le prix des pommes de terre a ete multiplie par 10. Tous les produits alimentaires ont vu leur prix augmente. Par contre, l essence n a pas augmente. Comme je suis nulle en economie, qui peut m expliquer pourquoi le prix de l essence augmente tant en france, on nous prendrait pas pour des cons? Ici, pour faire 100km en bus, tu paies 2 dollars.
  • J avais oublie qu il y avait tant de personnes qui souffraient d infirmite. Combien de personnes avec une seule jambe ai je rencontre en une semaine? Combien de personnes vivent dans la rue? Comment s habituer a la souffrance des autres? Comment accepter l indifference?
  • Combien de rires ai je partage avec les personnes de la communaute, avec les enfants en jouant au "ni oui, ni non" ou a "je te tiens, tu me tiens par la barbichette..."
  •  Je crois avoir compris pourquoi j aime autant aller a chilcapamba. C est parce que j y retrouve la nostalgie de l enfance, le gout de mon enfance. Quand je vois les enfants jouer, je replonge dans mes souvenirs et retrouve cette liberte que seule la vie a la campagne autorise. Le temps n a pas d importance. On ne peut pas etre en retard. Vivre au rythme de la nature, de la pachamama, avec le soleil, avec la faim.

 




Retrouvailles

01:37, 20/07/2008 .. 0 commentaires .. Lien

- les souvenirs sont comme une bouteille de coca qu on ouvre apres l avoir secoue :

J entame mon quatrieme sejour en Equateur depuis 2004. Ce voyage devient routinier et les lieux me sont desormais familiers. Lorsque je me balade dans Quito, les souvenirs remontent a la surface. L annee scolaire s est chargee de les enfouir au plus profond de ma memoire mais a peine arrivee, les details des precedents voyages emergent, et ressortent comme des dizaines de petites bulles de Coca qui ne demandent qu a sortir.

- sejour a chilcapamba de deux jours : chaque annee, je retrouve avec joie, cette communaute si accueillante.

- retrouvailles avec suk : 2 ans et demi que nous ne nous sommes pas vues. On s etait rencontre dans un bus en Argentine. Et comme en Argentine, les trajets durent des heures, on avait eu le temps de discuter un peu. Par la magie d internet, nous sommes restees en contact et allons partager un petit mois ensemble en Equateur.

Je ne suis pas sure d avoir le temps de mettre a jour regulierement le blog... faudra encore attendre un peu




Jamais 304... voyage en Terra Cognita.

09:50, 12/07/2008 .. 4 commentaires .. Lien

Le rituel des vacances va commencer et succéder au rituel du travail.

"Un rite ou rituel est une séquence d'actions stéréotypées, chargées de signification (action « symbolique »), et organisées dans le temps. Le rite n'est pas spontané: au contraire, il est réglé, fixé, codifié, et le respect de la règle garantit l'efficacité du rituel. Les rituels peuvent intervenir dans la plupart des circonstances de la vie. On pourrait dire que tout rite est "religieux" (donc sacré) si l'on se fie au double sens étymologique de "relier" et "se recueillir", s'unir volontairement à la tradition que le rite consacre." (WIKIPEDIA)

La règle d'or concernant le rituel des vacances est de s'opposer en tout point au rituel du travail et se caractérise par l'absence totale de contraintes spatio-temporelles.

Jusqu'à présent, ce rituel débutait dès les premiers jours de l'été, à peine l'année scolaire terminée et était placé sous le signe de la découverte et de l'inconnu.

 Cette année, le rituel entre dans une nouvelle phase.




De retour a Chilcapamba, le pays des hommes vrais

09:08, 16/08/2007 .. 0 commentaires .. Lien

 

 

 


 

 

 

 

 




Equateur, le retour

03:07, 13/08/2007 .. 0 commentaires .. Lien

 

 Quito...

 

 




Lima le retour

11:42, 9/08/2007 .. 0 commentaires .. Lien

 

 

 




Trek dans la cordillere blanche

04:12, 6/08/2007 .. 1 commentaires .. Lien

Trek dans la cordillere blanche...version Laure...

Le corps engourdi par plus de deux jours de trajet depuis Arica, le corps malmene par des nuits passes dans les bus, par des repas desequilibres pris a la sauvette a n importe quelle heure, nos fonctions vitales mises a mal par ce rythme non naturel.... nous debarquons a Huaraz, la capitale peruvienne de l andinisme, cette petite ville provinciale a  proximite des sommets mythiques (l Alpamayo, le Huascaran) qui font rever les amoureux de montagne.

Trek de Santa Cruz

2 mois et demi d inactivite totale depuis mon entorse, 2 mois et demi d oisivete pendant laquelle mon corps n a pas fourni le moindre effort... je suis curieuse de voir comment il va reagir devant cette epreuve que je vais lui soumettre.

L heure de verite va sonner.

J1: 10h30 du matin, apres un petit dejeuner tres matinal et plusieurs transports peu confortables (4 a l arriere d une voiture), nous nous trouvons au point de depart de notre trek... la premiere pente, raide, sert de test... et quel test. Je n arrive pas a trouver ma respiration (nous sommes a plus de 3000m), mon rythme de marche. Je suis en apnee des la premiere montee, en asphyxie totale... mon organisme a oublie ce qu etait l effort. Il se rebelle, fait de la resistance, cale, redemarre, s etouffe, souffre. Il envoie des messages d alarme a mon cerveau qui compatit... et qui lui crie: "mais, que sommes nous venus faire dans cette galere". Je n observe rien; la chaleur m aneantit; le ventre vide me ralentit; la soif me desseche...j ai l impression de vivre un enfer. La premiere heure ressemble a un calvaire.

Puis, petit a petit, la machine se met en marche. Un peu de liquide de refroidissement (eau), un peu d essence pour le moteur (biscuits), petit decrassage des filtres a air... apres avoir trouve un rythme qui me convient ...alors,  je me sens mieux, je reprends vie, je ressucite. L enfer me ferme ses portes.

Le pique nique de midi bien que quasi inexistant suffit a me redonner quelques forces pour poursuivre jusqu au lieu de campement ou nous attend Pedro, notre muletier et son chien Terray. Enfin, j apprecie le cadre! Somptueux soit dit au passant.

J2: la veille a ete tellement difficile que je pars avec un a priori tres negatif sur le deroulement de cette nouvelle journee. Je suis persuadee que je vais en baver d autant plus que l altitude se mele de la partie.

Heureusement, les premiers kilometres ne grimpent guere...exactement ce qu il me faut pour doper mon mental et reposer mon organisme.

Juste un petit detour pour aller voir l Alpamayo, cette montagne qui fait partie de l imaginaire collectif...

Petite, j ai decouvert la geographie dans les livres ou sur des cartes a travers des noms qui font rever... Mont Blanc, Amazonie, Everest, Sahara. Puis plus tard, Titicaca, Kilimandjaro et Macchu Pichu... Encore plus tard, Annapurna, Fitz Roy, Uyuni, Alpamayo, ... Aujourd hui, nous nous trouvons face a ce nom mythique qui soudain se dessine devant nous, prend forme pour s ajouter a la riche collection de mes souvenirs. Son arete sommitale englacee se decoupe avec purete dans le ciel bleu electrique de cet hiver peruvien. Mes trois comperes et Diburcio le guide partent jusqu au camp de base de l Alpamayo... je prefere rester tranquillement a l observer d ou je suis en les attendant. J apprecie ce moment de repos, seule devant cette immensite, au coeur de cet environnement exceptionnel.

Notre campement n est plus tres loin, la journee aura ete agreable... tout comme la soiree que nous passons a ecouter les anecdotes de Diburcio et Pedro.

Mais qui sont Pedro et Diburcio?

Diburcio, notre guide, cuisinier, est un conscrit. Discret, gentil, il exerce son metier avec coeur. Curieux, il s interesse a nos vies, notre pays, notre gastronomie, notre TGV... Il ne s est toujours pas remis de la vitesse a laquelle allait le TGV. Il aime nous faire connaitre le Perou, en toute sincerite...

Pedro, alias Pepito, sexagenaire a vu d oeil, est un papi absolument genial. Le sourire aux levres, il a toujours une histoire a nous raconter. Il fait partie de ces etres humains qui ont le regard qui petille de vie et qui illumine le quotidien des gens. Accompagne de son chien, Terray, ils forment un duo attachants. Le nom de son chien vient du celebre alpiniste francais qui a ete le premier a gravir le Fitz Roy. Lors d une expedition, Terray a croise le chemin du pere de Pedro qui etait lui aussi muletier: en souvenir de cette rencontre, il a donne a son chien le nom de l alpiniste. Tous les chiens de la famille porteront desormais le nom de Terray.

Infatigable, Pedro parcourt les montagnes de sa region qu il respecte et admire chaque jour avec son regard d eternel enfant. Il appartient a cette tribu que l on appelle "les montagnards" et que l on retrouve aux 4 coins de la planete. De l Himalaya aux Andes, des Alpes a l Atlas, on retrouve dans le regard des gens ce meme lien qui les unit avec le monde qui les entoure.

Ce soir, je ne me sens pas au Perou... Je suis en montagne... peu importe ou elle se trouve... elle irradie une energie palpable par tous ceux qui la venere. Enfin, je vis mon trek et oublie les souffrances de la veille.

J3: Journee test... faillir ou reussir? Le col nous attend.

L objectif de la journee consiste a franchir le col qui se situe a 4750m d altitude... Etonnament, je ne doute pas. Les autres doutent toujours a ma place. Le guide, Diburcio, des le premier jour, s interroge sur mes aptitudes pour la marche et pense que mon rythme va etre un probleme. Realiste, je connais mes limites et je sais que j y arriverai, quitte a en vomir mes tripes, cracher mes poumons, ... seul le MAM peut remettre en cause notre trekking mais jusqu a aujourd hui, personne n en souffre reellement... quelques maux de tete par ci, par la... quelques insomnies mais pas de symptomes suffisament fort pour faire echouer notre periple.

Les premiers kilometres, histoire de ne pas nous decourager d entree, sont sur une pente douce...




22/07 au 26/07... chut, c est un secret

02:09, 30/07/2007 .. 1 commentaires .. Lien

Hier soir, la fete battait son plein a l auberge. Roberto celebrait les deux ans de son hotel. Pour l occasion, il avait prepare un enieme barbecue et avait convie deux DJ de la ville pour la musique.

Delph, Sandrine et Frankie m ont abandonne rapidement pour aller dormir, berces au rythme de la techno, cette petite musique de chambre douce et reposante. Il ne restait plus que des chiliens, un anglais completement bourre et Maria Teresa et Elizabeth, deux jeunes peruviennes adorables, deux rayons de soleil qui travaillent a l hotel et qui illuminent de leur sourire nos journees. Nous avons danse ensemble un moment... puis, fatiguee, je suis allee me coucher a mon tour.

Ce matin, le 22 juillet, il est difficile de s extirper du lit... les yeux cernes et le corps fatigue apres 6 jours de fiestas et de rhum, reprendre la vie de nomade avec Del et Frankie qui nous ont bien rejoint a Arica ne se fait pas aussi aisement qu on ne l imagine. J ai du mal a changer d univers brusquement.

Pourtant, notre superbe 4X4 blanc nous attend devant la porte... Bravo Laure et tes contradictions, l ecologie en 4X4, y a pas mieux... enfin, on ne peut pas etre parfaite. Honteuse mais heureuse, nous prenons la route... quittons Arica, sa banlieue sordide, traversons les immensites desertiques qui cernent la ville... (qui a eu l idee d implanter une ville dans un endroit si aride?), prenons de l altitude rapidement pour atteindre les 3500 m a Putre, un petit village qui sert de point de depart pour les excursions dans le Parc National de Lauca.

Le bruit du silence rompt etrangement avec les nombreuses decibels que nous avons ingurgitees pendant les jours precedents. Ce silence, envoutant, fait presque peur apres l agitation de l auberge. Il faut se reacclimater aux grands espaces, a la solitude, a la nature.

Petite soiree tranquille dans un resto ou les francais semblent s etre donne rendez vous. Etonnament, nos compatriotes sont les plus nombreux dans ce village isole alors que nous en avons rencontre peu depuis le debut du voyage,

Au resto, Delphine nous fait une petite frayeur pendant le repas. Chute de tension ou mal de l altitude, elle manque de s evanouir dans le resto. Un infirmier francais vient lui prendre le pouls. PLus de peur que de mal, elle recouvre tres vite ses esprits et finit sa truite succulente.

 23/07: lago Chungra

Depart tardif pour le lago CHungara qu est selon certains bouquins le plus haut lac du monde. Realite ? Ou intox pour attirer le touriste? Peu importe, il parait que le paysage est somptueux.

Pour s y rendre, il suffit d emprunter la route qui mene en Bolivie. On croise pas mal de camioneurs qui font le transit entre les deux pays mais peu de touristes.

Petite pause au village de Parinacota afin de prendre un mate de coca pour s acclimater lentement a l altitude. Ce village paume semble ne pas avoir bouge depuis des millenaires. Pourtant, quelques groupes de touristes s y arretent afin de voir l eglise typique, Le soleil rechauffe nos vieux os et on sirote une tisane locale que nous a prepare un vieux papi adorable. Seules quelques familles vivent encore dans ce village mais elles sont souvent obligees de s absenter pour aller faire les courses a la ville la plus proche, cest a dire a Arica qui est a + de 200km. Ici, la terre est aride et pas grand chose ne doit pousser sous de telles altitudes.

On poursuit la route jusqu a ce que le lac s offre a nous dans toute sa splendeur... AU pied du volcan Parinacota et de son jumeau le Sajama, il etincelle de 1000 lumieres. On mesure notre chance d etre seul au monde a profiter de ce spectacle indecent. On pique niquera face a ce panorama d exception.

On poursuit notre chemin jusqu a la frontiere bolivienne... les montagnes en face de nous appartiennent deja a cet autre pays andin... puisque les hommes en ont decide ainsi.

On prend notre temps pour le chemin du retour jusqu a Putre... au fur et a mesure que le jour disparait, le froid augmente. Les maths, ici, repondent a une realite.

On s arrete dans la station d essence du village... qui n en est pas vraiment une. Un jeune nous syphonne de la gasolina 93 dans des bidons pour la transvaser dans notre 4X4. Il nous dit aussi que le plein ne suffira pas pour faire le tour que l on souhaite faire et qu il vaut mieux prendre une jerricane supplementaire pour ne pas se retrouver en panne au milieu de la pampa. On lui fait confiance. Seul probleme: il est interdit de transporter de lessence dans une voiture fermee. Si la police nous arrete, on fera comme si on ne savait pas.

Soiree tranquille a deguster de l alpaca dans un resto qui passe en boucle de la musique des 80´s. On plonge dans notre passe, dans notre jeunesse, enfin surtout pour Delphine et moi. Quelle rigolade de voir les looks ringards des chanteurs de cette epoque. Par contre, les filles avaient des silhouettes normales, c est a dire non maladives... avec des formes, des vraies.

 24/07: Parc National de Surire

On doit partir tot ce matin...a 11h, on est pret,

L aventure devrait commencer aujourd hui car nous quittons les routes asphaltees pour emprunter des pistes. Comme seul plan, nous avons une esquisse de carte qui ne ressemble pas a grand chose. D apres nos lectures sur internet, on a cru comprendre que les routes n etaient pas forcement tres bien indiquees. Le debut de l itineraire est bien balise... ce qui est rassurant. Nous sommes seuls au coeur de l altiplano... pourquoi est ce toujours plus agreable de profiter d un endroit lorsqu il n y a personne d autres? Nous croisons tout de meme quelques camions qui transportent on ne sait trop quelles marchandises. Un camioneur que l on prend en stop (Dans ces immensites, l entraide s impose) nous explique qu il s agit de borax.

A midi, nous faisons halte dans l un de ces villages fantome qui ponctuent la route on ne vivent que quelques familles. Comment peut on survivre dans des endroits aussi austeres et aussi rudes? Surement par fatalisme?

Le gardien du parc de Guallatire nous remercie de notre visite. Il ne doit pas croiser beaucoup de touristes. Comment ce Parc National pourtant si esthetique n est il pas plus frequente? Pourquoi n est il pas plus connu alors que les paysages y sont splendides? Ce ne sont que defiles de montagnes, rivieres, lamas et alpacas, qui s entremelent sans que personne n en soit spectateur... Gardons ce secret pour que ce lieu preserve du tourisme de masse garde sa magie.

Il nous reste encore une 50aine de kilometre a parcourir avant d atteindre notre refuge qui se situe au bord du salar de Surire.

Lorsque nous decouvrons le refuge, nous restons beats devant la beaute de ce site... absolument inoui, inattendu.

Nous avions peur de ne pas avoir de place malgre les reservations que nous avions faites. A notre surprise, nous sommes seuls au refuge. Le pied total.

Avant que le soleil ne se couche, nous decidons de partir aux thermes de Pollequere qui se trouvent, a en croire le Guide du routard dans un cadre exceptionnel. Trompes par la signalisation, nous mettons du temps a decouvrir ces bains bouillonants au coeur du salar lui meme. La fumee s eleve au dessus de la blancheur virginale du Salar. L air froid contraste avec les eaux brulantes. Frankie et Sand, courageux osent le plongeon dans ces eaux sulfureuses... au risque de s ebouillanter tellement elles sont chaudes. Leur danse de sioux nous montre a quel point l eau est brulante. Sandrine trouve enfin un coin a une temperature supportable... elle s installe... dans ce decor irreel... prenant un bain de soleil a 4000 m d altitude en maillot de bain et bonnet peruvien.

Retour dans notre nid douillet, ce refuge coquet qui nous accueille avec son feu de cheminee.

Plat de pates que nous partageons avec le gardien du parc... il ne doit pas voir passer beaucoup de monde. Il faut aimer cette vie solitaire.

25/07: Parc National d Isluga

Avec une certaine nostalgie, nous quittons ce refuge enchanteur.

 




20/07 Retrouvailles a Arica

12:26, 22/07/2007 .. 0 commentaires .. Lien

Jouree tranquille a se balader dans la ville qui devient chaque jour un peu plus familiere. on croise des gens que l on connait et qui nous reconnaissent. Fini l anonymat.

Pour une fois, nous changeons nos habitudes deja prises depuis 5 jours et on decide d aller dans un autre resto.

Etonnament,on decouvre que le proprio est francais et qu il habiait annecy avant de venir s installer ici avec sa femme chilienne. ce qui est le plus etonnant encore dans l histoire, c est que j avais deja rencontre ce couple l an passe alors que je passais la frontiere entre le chili et le perou. deuxieme coincidence. l histoire se repete.

On finit la journee en faisant deux ou trois courses pour preparer un repas pour del et frankie qui doivent nous rejoindre dans la soiree.

Vers 22h, ils arrivent comme prevu a l auberge l air fatigue par leur deux jours de voyage.

Depart demain pour quelques jours de liberte totale dans les parcs naitonaux du nord chili qui sont peu frequentes. quel bonheur de retrouver le silence apres 5 jours de musique assourdissante dans cette auberge pourtant tres chaleureuse,

Hasta pronto amigos




19/07 Balade a Arica

12:46, 21/07/2007 .. 0 commentaires .. Lien

19/07. retour aux grottes sauvages dans les environs de la ville

 

Hier, nous voulions nous rendre a ces fameuses grottes que j avais deja visitees l an passe et qui sont assez impressionnantes. Selon Georges, l allemand, elle n etait qu a une 50aine de minutes du centre ville a pied. Je ne sais pas pourquoi mais une intuition (ou peut etre le souvenir) nous a fait rebrousser chemin.

Aujourd hui, nous tentons d y aller mais en taxi, cette fois. La route est en effet longue, tres longue. Nous traversons des usines ou sont fabriquees les farines de poissons qui sont envoyees en Europe pour nourrir les poulets. L odeur acre nous pique la gorge.

Lorsque nous approchons des grottes, l endroit devient plus sauvage, plus desertique.

Le taxi nous pose sur un site desole. Nous sommes seules devant l immensite des falaises qui plongent dans le pacifique. Les oiseaux tournoient autour de nous. Les vautours profitent des courants pour froler les parois. Les fous (enfin je crois) sillonent le ciel dans toutes les directions. Impossible de les compter tellement ils sont nombreux. Ils ont recouverts de leur fiente une falaise immense et nous sommes un peu effrayees a l idee de lever la tete pour les regarder. Nous sentons que nous n allons pas ressortir indemne de cette balade. Nous partons nous proteger dans la grotte, tres sombre qu il nous faut traverser. On avance a pas prudents. De l autre cote, la vue est encore plus spectaculaires. Des pans entiers de roches viennent se tremper dans le Pacifique. Le desert est omnipresent.

 

 




¡ Viajar es mi droga!

06:37, 18/07/2007 .. 1 commentaires .. Lien

Arica, me revoila.

Le 16 juillet, apres avoir passe une nuit dans un bus, nous arrivons a Tacna. Habituellement, lorsque j arrive dans une nouvelle ville, je me sens vulnerable devant l inconnu. Mon cerveau est vierge d images mentales et les seules representations que je me suis faites de l endroit proviennent des lectures des guides. Le lonely planet, avec le principe de precaution, vehicule tres souvent des images negatives qui heureusement, s effacent des que l on decouvre la realite. Avec leurs nombreuses mises en garde contre les vols, les maladies et autres details peu avenants, le voyage apparait comme une epreuve. Des qu on le vit, il s apparente a un jeu.

En arrivant a Tacna, mon cerveau n est plus vierge. Il s anime soudain aux rythmes des images de mon voyage precedent que la memoire s est amusee a transformer, a oublier, a deformer. J essaie de retrouver le connu dans ce qui m entoure. Mais, je ne m y retrouve pas. Au bout de quelques minutes, je comprends que je ne suis pas dans le bon terminal de bus et par consequent, je ne risque pas de trouver mes points de reperes.

Lorsqu on monte dans le taxi qui nous permet de franchir la frontiere chilo peruvienne, je m evade dans mes pensees, dans mon passe. Sensation deroutante de revivre le deja vecu mais en sens inverse. Lorsqu on approche d Arica, je reconnais le Morro, la colline qui domine la ville et ou j avais ete me ballader l an passe, ravie d avoir trouve un endroit fui par le tourisme europeen.

Encore quelques minutes avant d arriver a l auberge du bonheur... cet oasis familial dans le desert du voyageur solitaire.

Nous sonnons a la porte. Personne ne repond. Nous insistons encore et encore quand finalement, une jeune peruvienne vient nous ouvrir. Tout le monde dort encore, il est pourtant midi. La soiree de la veille a scotche tout le monde.

En penetrant dans l auberge, je fais un voyage dans le passe. 15 mois effaces en une fraction seconde. J observe, cherche ce qui a change, les murs sont recouverts par des messages supplementaires laisses par les touristes de passage... preuve qu il y a eu de la vie, des fetes et encore des fetes pendant tout ce temps. Ma memoire remise a jour melange passe et present.

Je retrouve Roberto, le proprio de l hotel, ce personnage atypique qui transforme chaque jour du quotidien en un jour de fete. Apres les salutations, nous reprenons les discussions la ou nous les avions interrompues il y a 15 mois, c est a dire hier dans l echelle de la relativite du temps.

A peine sommes nous arrivees que nous partons avec lui et une 10aine d autres touristes manger dans un resto de la ville. Ce lundi est jour ferie ( on ne saura jamais pourquoi) et le resto initialement prevu est ferme. Nous nous rabattons sur un autre resto, tres sympathique dans une jolie gare desaffectee.  Ambiance sympa entre voyageurs. Certains ont l air fatigue et ne se sont pas remis de leur soiree de la veille qui a du etre tres arrosee. Ce soir, un nouveau barbecue est prevu.

Avant de rentrer a l auberge, on se balade dans la ville. J ai l impression d etre chez moi...

Meme si l on n a pas fait grand chose aujourd hui, lorsque nous rentrons a l auberge, il est deja tard. Le barbecue se prepare tranquillement, les boissons coulent deja a flot... Je n aime ni la biere, ni le pisco. J aurais droit a un bon petit rhum... bien charge. Quelques gorgees suffisent pour me sentir bien, vraiment tres bien. J aime ces moments de flottements quand l esprit et le corps se deconnectent; quand les gestes se font moins precis et l humeur devient joyeuse. Tout est amplifie. Les discussions s animent; les langues se melangent (je parle bien sur de l espagnol, de l anglais du francais...) mais pas besoin d etre trilingue pour se comprendre. Dans ces moments, le langage devient universel, les sourires facilitent les contacts. Une chilienne d un certain age, completement torchee m offre un cadeau car Roberto lui a dit que c etait mon anniversaire. Je suis genee. J ai beau lui expliquer que ce n est pas aujourd hui, elle insiste et suis obligee de le prendre.

Un jeune irlandais qui fait le tour du monde nous fait un petit concert a la guitare, rien que pour nous.

Soiree conviviale... agreable. Ces moments de partage entre personnes qui ne se connaissent pas me rappellent pourquoi j aime tant les voyages.

Comme je l ai dit dans le titre, voyager est ma drogue. J ai besoin de sentir circuler dans mes veines le souffle de la decouverte.  Chaque annee, j ai besoin de m injecter ma dose de nouveautes, d inconnu, de liberte pour tenir pendant une annee. Les effets secondaires positifs durent longtemps apres la prise. Cependant, au fur et a mesure que l annee s ecoule, l etat de manque devient de plus en plus intense, je deviens vulnerable face a la routine, angoisse en attendant le prochain trip. Quand arrive le mois de juillet, je me sens prete a prendre une nouvelle dose de depaysement et m evader. Le choc est brutal mais si bon. Comment ne pas sombrer dans l overdose touristique quand on a connu le gout de la liberte? Je n ai pas encore trouver le remede pour me desyntoxiquer des voyages mais ai je vraiment envie de le trouver, d arreter de partir. Je crois que je ne suis pas encore prete a franchir le pas pour m installer dans un quotidien.

                        

 

                  




Lac Titicaca

02:16, 16/07/2007 .. 1 commentaires .. Lien

Lac Titicaca

Isla Amantani

 

 




13/072007 Salinas de Maras et Site de Moray

02:27, 13/07/2007 .. 0 commentaires .. Lien

Site de Moray

 

Salinas de Maras




11/07/07 Macchu Pichu, le grand jour est arrive

08:19, 12/07/2007 .. 2 commentaires .. Lien

4h45: Lorsque le reveil sonne, malgre l heure tres matinale, une certaine excitation s empare de moi. Je suis impatiente de voir l une des 7 nouvelles merveilles du monde: le Macchu Pichu. Alors que la nuit se prolonge, les touristes prennent deja d assaut les premiers bus qui nous emmenent sur le site proprement dit. Avec Sandrine, nous pensions etre les seule a avoir le courage de se lever si tot. Quel naivete.

Le bus, une fois rempli se met en marche et s enfonce dans la foret tropicale encore plongee dans une nuit noire et profonde. Etonamment, a peine quelques virages plus loin, le jour se leve avec une rapidite qui ne nous est pas familiere. On dirait que l allumeur de reverberes du Petit Prince vient d appuyer subitement sur l interrupteur. Aucun doute: nous sommes proches de l Equateur.

Le trajet n a dure que 20 minutes, 20 petites minutes qui ont suffi pour passer de l obscurite a la lumiere... 20 petites minutse pour arriver a l entree du site du Macchu Pichu.

A la fois impatiente et inquiete, j ai peur que mon enthousiasme ne se transforme en deception. Les sites trop connus me procurent souvent trop peu d emotion. Noyee par les milliers d images que nous recevons passivement par tous les moyens de communication, le Macchu Pichu appartient a ce patrimoine culturel universel que chacun de nous possede dans les tiroirs de sa memoire... au meme titre que le Taj Mahal ou les pyramides d Egypte.

L heure de verite va sonner. Vais je rester de marbre devant la beaute minerale et vegetale du Macchu Pichu.

Nous passons le portail de controle sans encombre... encore quelques metres a parcourir et soudain, le voici dans toute sa splendeur. Je suis charmee mais ne suis pas immediatement subjuguee... comme si je decouvrais un homme pour la premiere fois. Mon cerveau doit s adapter, modifier ses parametres et ajouter la troisieme dimension a la carte postale de mon imaginaire. Petit a petit, je mesure la chance que j ai de decouvrir ce site qui symbolise l histoire d une civilisation abolument incroyable qui a implante ces cites dans un cadre naturel somptueux. La montagne en forme de canine entretient la magie des lieux.

Comme il est encore tot, le site est encore peu frequentee et nous en profitons avec Sandrine pour faire nos premieres photos. Le soleil paresse ce matin et ne daigne pas illumine le Macchu Pichu de ses premiers rayons chauds de la journee.

A 6h45, nous devons rejoindre le guide. habituellement, je n aime  pas suivre un groupe mais je me dis que si je veux percevoir les mysteres du Macchu pichu et comprendre un peu mieux l histoire de cette civilisation, le guide est inevitable. La visite ne durera que 2h et nous aurons tout le loisir de profiter en duo de l integralite du site ensuite.

Voici quelques explications sur le Macchu Pichu ( ca fera 15 dollars l info si vous profitez de la visite guidee... a verser directement sur mon compte en banque. MerciMoqueur

  • Le Macchu Pichu a ete decouvert en 1911 par Hiram Bingham, un anglais qui cherchait les cites incas disparues.
  • Bingham, guide par un enfant decouvrit ce site exceptionnel enseveli par la vegetation.
  • Lorsqu il demande le nom de cette cite disparue, on lui repondit qu elle s appelait Macchu Pichu. Hors ce nom est en fait celui d une des montagnes qui domine le site. Le nom de la cite reste encore inconnue jusqu a ce jour.
  • Macchu signifie : vieille et Pichu signifie : montagne
  • Le Wayna Pichu en forme de canine qui lui fait face signifie jeune montagne. Son ascension est possible mais un maximum de 400 personnes est toleree par jour. Nous esperons pouvoir y aller apres la visite, inch inti !

Nous penetrons au coeur de la cite au rythme des explications... decouvrons les systemes d irrigation, les terrasses qui etaient des laboratoires experimentaux ( les incas tentaient d acclimater la coca a l altitude) mais aussi l observatoire astronomique qui fait la specificite de ces civilisations disparues (des incas aux Mayas en passant par les Egyptiens). Sans avoir fait polytechniques ou les ecoles d ingenieurs parisiennes ultra cotees, le genie des incas n est plus a demontree. De nos jours, on ne fait que reecrire l histoire.

Les temples sont orientes selon le cycle du soleil pour que la lumiere puisse penetrer a certains moments de l annee. Je suis fascinee par ces civilisations qui avaient compris ce que nous nous obstinons a ne pas comprendre. Si leurs coutumes parfois barbares lorsqu ils pratiquaient les sacrifices humains me revulsent, j admire la relation qu ils entretenaient avec la nature. Leur vie etait calquee sur le cycle du soleil, sur le rythme des saisons. Les offrandes qu ils donnaient a la pachamama symbolisent l amour et le respect qu ils portaient a leur environnement. Quand comprendrons nous dans nos societes que l on pense evoluees l importance que nous devons accorder a la nature qui nous entoure?

Le guide nous montre la croix qui indique les 4 points cardinaux. Le nord est en bas et le sud en haut. Alors pourquoi nos cartes sont elles representees a l envers. J aime ces indices qui destabilisent nos certitudes, qui ebranlent nos reperes intangibles... qui nous enseignent que 1+1 nest pas egal a deux. J aime quand mes croyances sont bouleversees. Seuls les voyages et les rencontres peuvent modifier mon regard sur le monde qui m entoure.

Le calendrier solaire qui est l un des seuls a avoir echappe a la ferocite destructrice des espagnols a failli disparaitre a cause de la stupidite consumeriste de nos societes soit disant modernes. En effet, lors d un tournage pour une publicite de biere, une grue s est ecroulee sur ce vestige emportant dans sa chute une partie de ce cadran solaire et un morceau de la memoire inca, declenchant un scandale mondial. Peu de temps apres cet incident, le gouvernement peruvien a ete demantele, stoppant par la meme occasion le processus de vente du Macchu Pichu qui devait etre cede a des etrangers.

Comment peut on accepter de perdre son patrimoine, son identite au nom du dollar?

Heureusement, ce projet de vente n a jamais abouti. Les peruviens peuvent garder leur dignite, la fierte d avoir reussi a proteger de la folie coloniale des europees ce site inoui. En ecoutant l emotion qui pointe dans la voix du guide lorsqu il nous parle de l histoire de son pays, je me sens moi aussi envahie par cette meme emotion. Une revolte interne, sourde et profonde monte en moi. Je suis choquee devant ce monde qui marche sur la tete, ce monde qui veut s approprier le bien des autres. Les momies quio ont ete decouvertes dans le cimetiere du site ont ete exportees aux USA. En france, nous ne valons pas mieux. Combien de pays avons nous pille pour pouvoir construire notre musee des arts premiers dont tout le monde est si fier. N avons nous donc pas de dignite intellectuelle pour aller voler aux autres ce qui ne nous appartient pas. Bien sur, nous nous donnons bonne conscience en pensant avec la plus desolante des sincerites que nous aidons ces nations africaines et autres a preserver leurs richesses.

Heureusement, les incas ont reussi a sauvegarder quelques tresors des espagnols qu ils ont emportes dans la foret vierge a une soixantaine de kilometres du Macchu Pichu. Le guide nous a dit que certaines expeditions avaient tente de trouver ces richesses mais qu a chaque fois, lorsqu ils arrivaient pret du but, la pachamama se rebellaiet et les faisait echouer dans leur entreprise. Mythe ou fabulation du guide. En tout cas, j aime ces legendes. Pachamama, merci de preserver la memoire de ces civilisations anciennes.

La visite terminee, je suis remuee par toutes ces informations, par cette histoire qui est palpable dans la moindre particule d air que nous respirons. Jamais je n ai touche de si pres l histoire du monde! Je suis profondement emue. Pour evacuer toute cette emotion, il ne nous reste qu a gravir la Wayna Pichu. Nous sentons son appel... d ailleurs, c est un signe, le quota des 400 personnes par jour n est pas encore atteint, preuve que cette montagne veut bien nous accepter.

En route, nous rencontrons les "tres chicos frances"que nous avons vu la veille a Aguas Calientes. Ils sont arrives a pied sur le site du Macchu Pichu alors qu il n etait pas encore ouvert. Alors qu ils ont gravi le Huascaran, ils nous avertissent que la montee grimpe sec. Farce ou realite? Info ou intox? Etant donne la morphologie de la dent, on se doute que la montee sera courte mais intense. Les premiers escaliers se derouelent le long du flanc de la colline tel un escalator arrete. Mes articulations (se) dereouillent, ma respiration s accelere, l effort s intensifie. (mal)heureusement, nous sommes nombreux a gravir ce chemin et dans les passages etroits, nous nous arretons pour laisser passer ceux qui sont en train de descendre. Notre politesse n est qu une bonne excuse pour se reposer. Alors que nous sommes tous en train d attendre, un israelien double tout le monde pendant qu une americaine semble vouloir prendre les commandes et diriger a son gre les marcheurs patients en attribuant l ordre de passage.

 

 

 

 




10/07/07 Aguas Calientes

01:42, 11/07/2007 .. 1 commentaires .. Lien

Pour des vacances, nous devons nous lever encore a l aube... 5h30 du matin car nous devons partir prendre le train pour Aguas Calientes, un petit village qui est le point de depart pour le Macchu Pichu.

A l heure du petit dejeuner, nous regardons la tele peruvienne et les nouvelles du pays. Le pays est paralyse par les profs qui sont encore en greve. Ils bloquent les routes, notamment la panamericaine qui constitue l axe principal du pays. Ils constituent des barrages pour arreter les voitures et bus qui ne peuvent plus circuler.

Mercredi et jeudi, la greve s etend au transport routier notamment entre Cusco et Puno: Dommage, c est la la ou nous voulons aller. Nous ne savons donc pas quand nous pourrons quitter Cusco. Je risque d etre en retard a Arica puisque je dois y etre le 14 juillet pour revoir mon pote Roberto. Tant pis, il attendra quelques jours. Mais, y en a marre d etre pris otage par ces fonctionnaires qui ne travaillent deja pas beaucoup et qui en plus se plaignent de leurs conditionsMoqueur (je tiens quand meme a preciser que c est du 2eme degre... par pure precaution).

A 6h45, nous arrivons a la gare du train qui mene au Macchu Pichu. Il fallait s y attendre... nous ne sommes pas les seules. Le beau se partage. Nous montons a bord de ce petit train bleu coquet au charme desuet qui nous propulse dans un monde parallele, un monde a la Disneyland. Les controleurs, vetus de longs manteaux noirs, participent a cette grande mascarade touristique agreable.

Le train demarre difficilement. On avance, on recule. On reavance, on re recule... Jusqu a quand ce jeu va t il durer.

A bord, Jorge, un limenien qui travaille ici pour trois mois, nous sert, avec le sourire, (car ici, ils ont presque tout le temps le sourire) un mate de coca. Nous nous accoutumons a cette boisson chaude... sans effets secondaires, malgre son nom.

 

 

 

 




09/07/07 Cusco, Y a plus de saison ma petite dame

02:08, 10/07/2007 .. 0 commentaires .. Lien



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